Santé

70% des Français ont avoué avoir déjà renoncé à consulter

Catégorie : Santé rédigé par DocDuNet / 05/02/2015
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La patience est une vertu indispensable quand on demande un rendez-vous chez un médecin, notamment chez les spécialistes en cardiologie, dermatologie, gynécologie et ophtalmologie. En effet, selon les résultats de l’Observatoire de l’accès aux soins 2014 publié par Jalma, le délai d’attente est de plus en plus long et il varie d’une région à une autre. Cela peut avoir un impact négatif quant à l’état de santé de la population. Pour information, ce rapport est le fruit d’une enquête basée sur l’accès aux soins et leur qualité menée par l’IFOP en 2014. Elle a été effectuée auprès de 1021 individus âgés de 18 ans et plus.

Une forte disparité régionale

Si on examine à la loupe, on décèle d’importants écarts entre le délai d’attente d’obtention de rendez-vous médical dans les différentes régions de l’Hexagone. Pour consulter un cardiologue par exemple, on doit patienter environ un mois et demi soit 42 jours en PACA, Languedoc-Roussillon et Corse. Le temps d’attente passe au triple pour les habitants de la Picardie, la Bourgogne et la Champagne-Ardenne.

Le même phénomène est constaté en ce qui concerne la demande de rendez-vous chez un gynécologue. La durée d’attente est de 30 jours en Languedoc-Roussillon, Corse et PACA et de 84 jours en Aquitaine, Midi-Pyrénées et Limousin. Pour une consultation chez un ophtalmologue, la patience est de mise car le rendez-vous n’aura lieu que quatre mois après le dépôt de la demande. Le délai d’attente peut atteindre plus de cinq mois dans le Nord-Pas de Calais. En cas de problème cutané, il faut attendre en moyenne 50 jours et même plus en Haute et Basse Normandie avant d’être reçu par un dermatologue. Pour finir, une consultation chez un ORL nécessite 36 jours d’attente en moyenne sauf en Ile-de-France où il est possible de décrocher un rendez-vous au bout de trois semaines.

Les revers de cette attente prolongée

Quant à la cause, elle n’est pas encore définie mais on peut associer ce phénomène à une démographie déclinante ou bien un problème au niveau de l’organisation du système de soins. Pourtant, le suivi médical régulier est parfois indispensable surtout pour les patients cardiaques et les victimes d’un trouble chronique. Les risques de complication sont alors élevés à cause du manque de soins. Cette attente de longue durée peut aussi être à l’origine du renoncement aux soins. Selon toujours le rapport de l’IFOP 2014, 70 % des Français ont avoué avoir déjà renoncé à consulter un spécialiste et 67 % des cas sont dus à cette longévité des délais d’attente. Mais d’autres raisons sont aussi à tenir en compte comme les frais de consultation élevés. Ce point sera éclairci lors de l’Observatoire 2015 qui sera publié au mois de novembre prochain.

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