Archives

Articles ayant été archivés. Ces articles ne sont plus rangés par catégories mais demeurent accessibles pour la postérité !

ADN de synthèse: Mise au point d’un nouveau code génétique

Catégorie : Archives rédigé par DocDuNet / 09/05/2014
ADN dans un labo

Des chercheurs américains viennent de réussir à créer le premier organisme semi-synthétique à partir d’un patrimoine génétique n’ayant jamais existé. Une telle découverte reste une grande première dans l’histoire de la biologie.

Alors qu’on a cru que l’information génétique de tous les êtres vivants était naturellement inscrite dans leur ADN, et constitué principalement des quatre bases azotées à savoir l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). Cette structure en double hélice enroulée de l’ADN (acide désoxyribonucléique) a été découverte voilà 60 ans par James Watson et Francis Crick, cette structure à edux chaines hélicoïdales dispose de deux paires de bases à savoir A-T et C-G. Voilà que Denis A. Malyshev et Floyd Romesberg et leur équipe, des biologistes travaillant à Scripps Research Institute de La Jolla (Californie) viennent à nouveau de bouleverser l’univers de la biologie et de la génétique. Ces derniers ont réussi à enrichir avec de nouvelles lettres à cet alphabet de la vie. Le Pr Floyd Romesberg co-auteur des recherches, a confié dans la revue Nature « Seulement deux paires de bases d’ADN, A-T et C-G, codent toute la diversité de la vie sur Terre. Ce que nous avons créé, c’est un organisme qui contient de façon stable ces deux paires de bases, plus une troisième paire, qui n’existe pas naturellement. »

Versd’innombrables applications

En pratique, les chercheurs californiens ont commencé à développer une nouvelle paire de bases dénommée «d5SICS» et «dNaMTP». Puis ils l’ont intégrer dans le génome de la bactérie Escherichia coli. Grande fut leur surprise en découvrant que ces deux éléments synthétiques (non-naturels) ont été à la fois tolérés par Escherischia coli, mais que cette dernière les a intégrés au sein même de son propre mécanisme de reproduction. Concrètement, grâce à la modification d’une cellule par de l’ADN non-naturel, les chercheurs ont réussi à créer des organismes génétiquement modifiés, plus exactement des bactéries devenues semi-synthétiques.

La communauté scientifique se réjouit de cette nouvelle, comme en témoignent les propos de Ross Thyer (Université du Texas) dans un éditorial publié par la revue Nature. Il déclare « Les tentatives d’étendre l’alphabet génétique remettent en question courageusement l’idée de la nature universelle de l’ADN, et s’exposent potentiellement aux critiques sur la sagesse d’un tel bricolage« . Autre réaction, « Les travaux de Denis A. Malyshev et Floyd Romesberg constituent le franchissement d’un cap symbolique historique » rajoute le chercheur français Philippe Marlière dans le journal Le Monde. Concrètement, ce travail sur l’ADN synthétique ouvre de nombreuses perspectives considérables au niveau environnemental, énergétique ou médical.

Cet article va-t-il intéresser vos proches ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *