Santé

Découverte : Le point commun entre obèses et toxicomanes

Catégorie : Santé rédigé par DocDuNet / 29/12/2014
malbouffe_fumer

L’obésité et la toxicomanie sont deux troubles différents mais qui présentent plusieurs points communs. En effet, si la toxicomanie est qualifiée comme une dépendance à la drogue ou aux produits toxiques à l’instar du tabac, l’obésité est une sorte d’addiction alimentaire. Une étude réalisée par les scientifiques de l’IRMF met en évidence l’existence de plusieurs analogies au niveau des réactions du cerveau quand elles sont exposées aux excitants de la drogue et de la nourriture.

Les chercheurs ont décidé d’analyser de façon plus approfondie le sujet. Ils ont alors réussi à démontrer ces similitudes plutôt troublantes, qui pourraient toutefois ouvrir la voie vers une nouvelle forme de traitement plus élaboré de l’obésité. Notons que les résultats de cette étude spécifique sont à consulter en détail dans la revue Obesity Reviews. L’obésité et la toxicomanie sont des problèmes qui touchent un grand nombre d’individus dans le monde entier. Les chercheurs de l’IRMF ont mené une étude grâce à laquelle, ils ont pu établir une grande ressemblance entre les effets des stimuli de la drogue et des aliments au niveau du cerveau. Ils ont suivi différentes étapes avant d’arriver à une telle conclusion. Les scientifiques ont d’abord examiné et comparé les résultats d’anciennes études. Cela leur a permis de constater que les réponses neurologiques aux excitations spécifiques liées au trouble alimentaire, à la toxicomanie et à la pathologie au jeu sont bien semblables.

Pour une explication plus large et plus précise, les scientifiques ont observé le fonctionnement des circuits du cerveau chez les obèses et les toxicomanes. Ils ont enregistré un accroissement de l’activité au niveau de l’amygdale droite, une partie du cerveau qui a pour rôle de gérer les émotions, la peur et l’anxiété ainsi que du noyau accumbens, une zone qui régule les réactions suite à la prise de drogues, à l’addiction à la nourriture et au sexe. Aussi modestes soient-elles, les ressemblances au niveau des réponses neurologiques à l’addiction à la drogue et aux aliments sont à prendre au sérieux. De plus, les réactions sont localisées à une zone très importante du cerveau.

Les scientifiques espèrent ainsi que cette découverte pourrait devenir un atout majeur dans l’amélioration du traitement des victimes d’un problème de surpoids. L’obésité a effectivement une cause psychologique. Grâce aux résultats de cette étude, les victimes de ce trouble pourraient prétendre à une thérapie plus adéquate et une nouvelle forme de prise en charge dans l’avenir.

Cet article va-t-il intéresser vos proches ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *