Santé

Des bons d’achat pour arrêter de fumer

Catégorie : Santé rédigé par DocDuNet / 02/02/2015
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Le tabac tue des millions de gens dans le monde. Pourtant, le sevrage est parfois difficile. Les outils et traitements proposés aux fumeurs sont nombreux pour ne citer que le patch, l’inhaleur ou la fameuse cigarette de substitution, la cigarette électronique. Si leur efficacité est encore discutable, une équipe de chercheurs écossais a trouvé un moyen efficace de convaincre les femmes enceintes d’arrêter de fumer. Il s’agit de la distribution de bons d’achat.

Le point fort de l’étude

L’étude parue dans la revue médicale britannique BMJ a été établie par des chercheurs des universités écossaises de Stirling et de Glasgow. Pour la mener à bien, les scientifiques en question ont réuni 612 femmes fumeuses en début de grossesse, et les ont incités d’arrêter de fumer. Les participantes ont été divisées en deux groupes. Le premier a reçu des bons d’achat tandis que l’autre n’a rien eu. Contre un bon d’une valeur de 50 livres sterling reçu, on demande aux femmes d’arrêter de fumer pendant quatre semaines. Une abstinence de 12 semaines valait par contre un bon de 100 livres et pour celles qui réussissent une abstinence de 34 à 38 semaines, la valeur du bon s’élève à 200 livres. Notons que toutes les participantes ont subi des tests salivaire et urinaire pour s’assurer qu’elles ont bien arrêté le tabac.

Des résultats remarquables

Les résultats de l’étude sont stupéfiants. 23% des femmes qui ont décroché des bons d’achat ont réussi le défi de vaincre le tabagisme alors que le taux de succès est uniquement de 9 % chez les femmes qui n’ont pas eu droit à la récompense. Après un contrôle effectué un an après le début de l’étude, 15 % des femmes récompensées par un bon d’achat n’ont pas repris à fumer. Dans l’autre groupe, seules 4 % des femmes ont appliqué l’abstinence à long terme.

Les revers de la méthode

Il est important de préciser que la plupart des participantes à l’étude viennent de milieux pauvres. Cependant, le cosignataire du projet, David Tappin, estime que la méthode peut toujours fonctionner quelle que soit la catégorie sociale des femmes. Ce qui pourrait faire obstacle à cette technique, c’est qu’elle requiert un investissement important. Les chercheurs ont toutefois indiqué que la dépense est à peu près la même lorsqu’on pense aux soins nécessaires pour remédier aux effets néfastes du tabac sur les fœtus et les bébés. Par ailleurs, une mesure sérieuse est à prendre vu qu’on compte annuellement environ 5.000 fausses couches causées par le tabac au Royaume-Uni.

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