Doc Santé | L’impuissance sexuelle

L’impuissance masculine, aussi appelée impuissance sexuelle ou dysfonction érectile, se caractérise par l’incapacité d’avoir une érection suffisante afin de permettre un rapport sexuel.

Il ‘y a pas de lien avec l’éjaculation précoce. Cette pathologie concerne près de 152 millions d’hommes à travers le monde et en France, on estime entre 2,2 à 3,6 millions d’hommes souffrant de ce trouble. L’impuissance masculine touche principalement les hommes de plus de 40 ans et toucherait environ un homme sur trois. Avec l’âge, l’érection peut mettre plus de temps à arriver et peut également nécessiter plus d’excitation et de stimulation mais attention à ne pas confondre les troubles de l’érection avec les difficultés liées à l’âge. Après 50 voire 60 ans, les érections spontanées deviennent de moins en moins fréquentes et rigides.

Causes et facteurs de risque

L’impuissance masculine provient, dans près de 50% des cas de problèmes organiques, c’est-à-dire liés au corps. Les causes peuvent être :

  • des anomalies hormonales (déficit de sécrétion des hormones mâles ou excès de sécrétion de prolactine)
  • des maladies générales évolutives (cancers, infarctus, etc.)
  • liées à une prise de médicaments (notamment ceux utilisés par les diabétiques et les anti-dépresseurs
  • un déséquilibre glycémique (hyperglycémie)
  • des neuropathies (maladies neurologiques)
  • un déficit musculaire (pour les muscles du périnée entre autre)
  • le tabagisme
  • l’alcoolisme
  • une intervention chirurgicale (notamment au niveau du petit bassin)
  • l’artériopathie
  • la maladie de La Peyronie (courbure anormale du pénis)

 

Les facteurs de risque sont assez divers parmi lesquels :

  • la fatigue
  • la dépression
  • le stress
  • le tabac
  • l’alcool
  • l’hypertension
  • le diabète
  • les maladies cardiovasculaires
  • le cholestérol
  • la prise de certains médicaments

Symptômes

Homme cherchant un traitement pour l'impuissance en ligneLe principal symptôme est de ne pas pouvoir obtenir une érection rigide au moment d’un rapport sexuel, malgré une stimulation sexuelle.

Complications

Il se peut que la dysfonction érectile soit le premier symptôme d’une maladie bien plus grave comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Mais comme la plupart des pannes sexuelles ont pour origine des maladies des vaisseaux sanguins, on peut s’attendre à une athérosclérose. Dans certains rares cas, cela peut être la conséquence d’une atteinte au niveau du système nerveux.

Traitements

Il existe de nombreux traitements contre la dysfonction érectile :

  • Le citrate de sildénafil : ce médicament connu sous le nom de Viagra permet de dilater les vaisseaux sanguins du pénis afin que le sang puisse y entrer pour former une érection. L’érection ne sera pas automatique car le traitement n’augmente pas le désir sexuel : il faut donc une stimulation sexuelle. Cependant, il permet d’obtenir et de maintenir une érection le temps du rapport sexuel. Ce médicament a une efficacité prouvée de 80%. Il faut savoir qu’il existe désormais d’autres traitements de la même classe pharmaceutique et qui permettent d’améliorer les performances du sildénafil : Cialis, Levitra (dont il existe une version orodispersible à prise discrète) ou encore Spedra en font partie.
  • La pompe à vide (vacuum pump) : cette méthode est entièrement mécanique. On utilise un appareil cylindrique en plastique que l’on branche à une pompe. Il suffit ensuite d’introduire le pénis dans le cylindre et la pompe évacuera l’air en créant un vide qui va alors permettre l’afflux de sang dans le corps caverneux du pénis. Ensuite, il faut appliquer un anneau à la base du pénis afin que le sang ne reparte pas. L’anneau doit être impérativement enlevé 30 minutes après l’utilisation pour éviter toute formation de caillot de sang. Avec cette technique américaine, l’efficacité est estimée à 90%.
  • Les injections intracaverneuses (injections péniennes) : on parle ici d’injections de prostaglandine E1 au niveau du pénis afin d’obtenir une érection bien rigide au bout d’une quinzaine de minutes et pour une durée moyenne de 30 minutes à 1 heure. Cette méthode est approuvée dans 85% des cas.
  • Le traitement transurétral : Cette technique consiste à insérer un mini-suppositoire d’alprostadil dans l’urètre. Il est ensuite absorbé via les parois de l’urètre et agira dans les corps caverneux du pénis via la circulation sanguine. L’érection arrive au bout d’une vingtaine de minutes environ, qu’il y ait une stimulation sexuelle ou non. En revanche, l’érection ne durera qu’une heure grand maximum. L’efficacité de cette méthode est de 40%.
  • Les prothèses et implants péniens : Dans les cas extrêmes et parce qu’aucune autre technique n’a fonctionné, il est possible d’avoir recours à des prothèses en silicone implantées directement sous la peau. Mais cette méthode est irréversible.