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Le point du mari : entre tabou et obscénité

Catégorie : Archives rédigé par DocDuNet / 30/04/2014
femme pas contente

Ces médecins qui décident de refaire un vagin de jeune fille

Le « point du mari » est une pratique clandestine de plus en plus en vogue chez les médecins suite à une épisiotomie, une petite incise réalisée lorsque l’enfant risque de déchirer le périnée de la mère. Une fois celle-ci faite, il ne reste qu’à recoudre. Or, des médecins n’hésitent pas à rajouter des points de suture supplémentaires censés accroître le plaisir de l’homme lors des rapports sexuels suivants.

 

Le président du Syngof (Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France) explique que « c’est dans la tête des femmes ». Il ajoute aussi qu’il y a « des femmes qui ont été victimes, incontestablement. La chirurgie est du domaine de l’art, on peut penser que certains médecins ont eu l’idée qu’en modifiant un peu leur façon de suturer, ils amélioreraient un peu la sexualité, et ça, ça ne nous choque pas ». Une tentative d’explication trop mince pour les femmes victimes de ces actes et pour les féministes choquées.

 

La révolte des femmes qui dénoncent ces « horreurs »

 

Isabelle Alonso, féministe française, pointe du doigt cette pratique sur son blog et les commentaires sont sans appel : une « horreur », une « abomination », une « mutilation » qui donne envie de « vomir »… Autant de mots forts pour dénoncer un acte illégitime et totalement infondé que les médecins exercent de leur plein gré afin de changer la sexualité d’un couple. Une sorte de « fantasme » encore très tabou.

 

Par ailleurs, l’épisiotomie est un geste beaucoup trop banalisé de nos jours. Jusque dans les années 1990, l’épisiotomie est très à la mode avec plus de sept femmes sur dix ayant l’eût, ce qui a poussé le Ciane (Collectif inter-associatif autour de la naissance) à imposer au gouvernement une diminution des épisiotomies de l’ordre de moins de 30%. Car il faut savoir qu’à cette incision peuvent se greffer d’autres problèmes comme des abcès, des points qui lâchent, ainsi qu’une cicatrice à vie.

 

Source : Le Nouvel Obs

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