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L’infertilité masculine liée à la mortalité prématurée ?

Catégorie : Archives rédigé par DocDuNet / 19/05/2014
jeune homme en train de nourrir un bébé

Selon une récente étude américaine, les hommes souffrant d’infertilité développent davantage de chances de mourir prématurément. Un risque qui serait même égal à celui concernant les fumeurs.
Les chercheurs du Stanford University Medical Center à l’origine de cette étude en sont arrivés au constat que les individus ayant deux ou plus anomalies présentes dans leur sperme étaient deux fois plus susceptibles de mourir dans les huit ans que les hommes ayant un sperme normal.
Le docteur Michaël Eisenberg, professeur adjoint d’urologie à l’Université de Stanford et principal auteur de cette recherche, estime que si le tabagisme et le diabète – qui eux aussi doublent les risques de mortalité prématurée – étaient souvent étudiés, ce n’était pas le cas des problèmes d’infertilité. Or il s’agit un problème médical relativement répandu dans les pays développés, qui touche environ 15% des couples à un moment donné. Ce n’est ainsi que la troisième étude à travailler sur l’éventuel lien entre l’infertilité et la mortalité.

Un taux de mortalité deux fois plus élevé

Les conclusions de cette étude américaine ont été publiés dans la revue Human Reproduction. Le docteur Eisenberg et ses collègues ont examiné les dossiers de près de 12 000 patients âgés de 20 à 50 ans s’étant fait évalués une possible infertilité entre 1994 et 2011. « Nous avons été en mesure de déterminer avec une précision de 90% quels avaient été les patients décédés pendant cette période », explique Eisenberg. « Dans les années suivant leur évaluation, les hommes souffrant d’un sperme de mauvaise qualité ont eu taux de mortalité deux fois plus élevé que les autres sujets. »
L’étude a en outre révélé que plus le nombre d’anomalies trouvées dans le sperme était important, plus le taux de mortalité était élevé. Si seuls 69 des 11 935 individus étudiés sont morts pendant la période traitée, le Dr Eisenberg considère malgré que ce chiffre est significatif puisque les patients sont décédés jeunes – avec un âge moyen de 36,6 ans et qu’il considère que les hommes qui se font évalués font partie d’une classe socio-économique élevée – avec donc un meilleur accès aux soins, une meilleur alimentation etc. – et qu’un homme qui souhaite procréer est en général en bonne santé.
Reste maintenant aux chercheurs à comprendre le « pourquoi » de cette corrélation. « Nous commençons désormais à faire des collectes de données. Est-ce lié à des facteurs génétique, hormonaux, psychologiques ? Est-ce que leur tension artérielle est à la hausse ? Qu’en est-il des autres mesures ? » Autant de questions auxquelles il reste désormais à répondre avant de se pencher sur les éventuelles solutions à apporter à ce problème.

Cet article va-t-il intéresser vos proches ?

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