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Maladie d’Alzheimer : Vers un diagnostic plus fiable

Catégorie : Archives rédigé par DocDuNet / 04/07/2014
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Troubles du comportement, perte de mémoire, difficulté à s’orienter dans le temps et l’espace…tels sont souvent les symptômes de la maladie de l’Alzheimer. Cependant, ces symptômes ne sont pas forcément spécifiques à cette maladie. Une équipe de neurologues internationaux vient d’identifier des biomarqueurs qui permettront de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer. Une grande première quand on sait qu’un tiers des diagnostics ce sont révélés erronés.

L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative. En France, le nombre de personnes atteint d’Alzheimer est estimé à environ 750.000 et un million de personnes. Ces chiffres devraient atteindre 1,29 à 1,40 million de patients d’ici 2030. La maladie d’Alzheimer est causée par la perte de neurones. C’est la concentration de certaines protéines cérébrales qui provoque ces lésions. La maladie débute par des troubles de la mémoire. Ensuite surviennent les difficultés du patient à s’orienter dans l’espace et le temps, les problèmes de troubles du comportement, la perte d’autonomie.

Cependant, ces symptômes ne sont pas propres à l’Alzheimer. A cet effet, les médecins doivent trouver le diagnostic le plus fiable et le plus précoce possible. Ainsi, afin de diagnostiquer cette maladie le plutôt possible, une équipe de chercheurs internationaux viennent de publier les conclusions de leurs travaux dans la revue The Lancet Neurology. Ces recherches ont débuté en 2005, en effet, cette équipe vient de mettre au point un nouveau critère de diagnostic de la maladie, à la fois fiable et simplifié. Déjà en 2007, des chercheurs ont fait la découverte de biomarqueurs, considérés comme les signatures biologiques de la maladie d’Alzheimer. Ces biomarqueurs ont permis de dépister les premiers symptômes, stade prodromal, à un stade précoce. Selon le Professeur Bruno Dubois, co-auteur de l’étude, UMR 975 « Centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle » Inserm/Université Pierre et Marie-Curie/AP-HP, déclare que : « on est au bout du chemin, on arrive à l’essentiel, à quelque chose d’épuré, émanant d’un consensus international. »

Profils cliniques évocateurs

Pour le Professeur Bruno Dubois, le diagnostic de la maladie devrait désormais se poser sur « un seul couple de critères clinico-biologique pour tous les stades de la pathologie ». A travers ces recherches, l’équipe de recherches a pu établir deux profils cliniques évocateurs.

D’une part, les « cas typiques », dans 80% à 85% des cas les patients souffrent de troubles de la mémoire épisodique à long terme (syndrome amnésique de type hippocampique). D’autre part, les « cas atypiques », dans 15% à 20% des cas, les patients souffrent de troubles de la mémoire verbale, ou de troubles du comportement. Le diagnostic sera ensuite confirmé ou infirmé par un biomarqueur valide, par les teneurs anormales de protéines cérébrales présentes dans le liquide céphalorachidien (effectué par une ponction lombaire) et par une rétention importante du traceur amyloïde présent dans le cerveau, mise en évidence par imagerie TEP (tomographie par émission de positions).

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